L’Uruguay nous rend gais

Il est plus que temps de vous raconter, avant que le récit ne devienne trop long (je crois que c’est trop tard même), ces premières semaines de voyage, encore très sédentaires mais pas complètement.


Résumé Si je voulais la faire courte, je vous dirais que nous avons donné le go de ce voyage en famille il y a 23 jours, le 5 Novembre 2021 à 19h40 quand nous avons décollé de Bruxelles pour Madrid, pour ensuite voler de Madrid vers Montevideo. Et que depuis, nous attendons agréablement que notre camion nous rejoigne, ce qui est imminent, avant de prendre la route vers des contrées plus méridionales.
Mais ce serait manquer d’égard vis-à-vis de l’Uruguay qui nous a cajolés au delà de nos attentes depuis plus de 3 semaines. Je vais donc m’attarder un peu.


Arrivée a Montevideo Après 13 heures de vol sans fermer l’oeil, notre hôte Alfredo et son fils Marco (à moitié francais) nous récupèrent à l’aéroport et nous amènent chez eux, où nous avons loué pour les 3 prochaines semaines, une toute petite maison, bien spartiate comme il faut, mais qui a l’avantage 1) d’être nichée au fond de son grand terrain arboré, en pleine campagne uruguayenne,  2) d’être peu honéreuse, et 3)  de nous préparer à l’exiguité du camion avec ses 35m2 bien tassés. Tout ceci en étant à une encablure de la plage, ce qui ne se refuse pas, vous en conviendrez. Petit tour du proprio, chevaux, paons, ruisseau, etc. Ca va le faire !

Les premiers jours sont dédiés à la récupération physique (on est cla-qué et il fait 30 degrés), la location de voiture, dénicher un numéro de mobile local, dépoussiérer notre espagnol qui dormait sur une étagère au fond du ciboulot, mais surtout, SURTOUT, mettre en place une sorte de routine scolaire. Et là, je dois l’admettre, c’est un métier . Chapeau les maitresses ! (Il faut que je me renseigne si a fessée est interdite en Uruguay…)


Fast forward: une dizaine de jours se passent ainsi, à s’acclimater, faits d’aller-retours en ville, à la plage, un match de foot par ci, un marché par là, et à comprendre le taux de change (d’ailleurs, l’Uruguay, c’est pas donné), et à s’acclimater aux hordes de clébards (oui, des gros-clé-bards!) qui déambulent partout (conseil en passant, ne jouez pas avec l’un d’entre eux pour faire ami-ami. Non, ne le faites pas). Merci à Marco pour le pied a l’étrier pendant ces premiers jours. Un placer.

Escapade à l’Est et au Nord L’envie se fait alors sentir de voir un peu du pays. On avait pourtant bien dit qu’on se calmait sur le programme, non de non ! Rien à faire…Direction donc Punta del Este à quelques heures… à l’Est, qu’on me vend comme le Saint Trop’ de l’Uruguay. C’est en fait plutôt un petit Dubai, en un peu moins rutillant mais très propre, construit très haut, et brillant de partout.
Sauf que c’est vide. VI-DE.
Et que ses plages, fouettées par l’océan atlantique, sont interminables et désertées (pleine semaine + basse saison + covid oblige). C’était magnifique et reposant.
Equation du jour: Biscarosse + Dubai = Punta del Este. On y reste 3 jours


Puis cap au nord vers Treinta-y-tres (c’est bien le nom d’une ville, pas la température). Premier plein d’essence (note pour moi-même: jures-toi de ne JA-MAIS faire le plein du camion en Uruguay…), et premieres sensations d’espace.
Je vous fais un petit topo: L’uruguay c’est 3.5m d’habitants dont 2.5m dans la capitale, le reste se partage un terrioire grand comme la moitié de la France… Autant dire que les villes sont petites, très espacées, et rurales. S’en suit 5 heures de collines, lignes droites, troupeaux, chevaux partout. Pas degueu.
Les 20 derniers km se passent sur de la piste, terreuse mais pas trop cahoteuse. Et nous arrivons à notre gîte de la Quebrada de los Cuervos. Superbe panorama et premiers joujous avec le drone. le resultat est superbe, je le mets là dès que c’est pret.
Le lendemain nous trekkons. Même zaza marche comme une grande. On rencontre des lézards enormes, des mygales (bon, UNE mygale. Et morte. Mais quand même) et tombons sur une rivière d’eau fraiche et transparente. Dans cette chaleur (35°C à odeur d’aisselle) on ne peut réprimer un plouf familial… Un peu d’escalade (en tongs) pour rentrer, et on déclare la famille apte aux randos! Ca, c’est fait !


Le retour à Montevideo est un peu long mais si on commence à chouiner pour la route, ca va être compliqué ;). A l’arrivée, notre hôte avait acceuilli  sur sa propriété le championnat national de tir à la carabine. « A plomb » je vous rassure. 2 tireurs ont pris Jules et Samuel sous leurs ailes pendant près d’une heure. Pan Pan. Jules a piqué des plombs discretos, évidemment !

Dernier tour à l’ouest La semaine s’est ensuite passée dans une routine toute relative : plage, centre-ville, école, lessive, ménage (hé oui). Je vous passe l’episode « poux » qui nous rend dingues ainsi que le bref passage à l’hopital pour samuel (pas de panique, juste une suspicion d’ongle incarné) et ce week-end, nous nous sommes octroyé deux jours à Colonia Del Sacramento. Ville à 2 heures de route (bieeeeeen droite, la route) qui fait face à Buenos Aires de lautre coté du rio del Plata. Ville au style colonial, un peu assoupie, faite d’ombre et d’arbres en fleurs, avec, encore une fois, de longues plages, très animées celles-ci. L’occasion d’un match de fooball local (avec une équipe en sang et or, ca ne se refuse pas !) et de bières et repas en terrasses… ha la vie est douce…


Nous sommes rentrés cet après midi, sur le chemin, nous avons croisé (pas fortuitement, on le cherchait un peu) notre camion tout fraichement débarqué du Grande Angola qui terminait son escale au port de Montevideo avant de rejoindre Zarate, son terminus.

Vision fugace mais émouvante. Le camion était là.

L’aventure avec un grand A allait commencer

2 commentaires

  1. mzsje dit :

    Raconté comme ça, c’est claire on a envie de lire la suite…

    1. Anonyme dit :

      Marie …. La bombe ….la bombe….j’ai du zapper quelque chose en te faisant monter à cheval !!! LOL

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